Le pacte des marchombres T2 - Ellana, l'envol

Le pacte des marchombres T2 - Ellana, l'envol
Résumé

Au c½ur d'un pays dont la situation ne cesse de s'aggraver, car assailli de l'extérieur par les Ts'liches et effondré de l'intérieur, Ellana poursuit auprès de son maître Jilano l'éprouvant apprentissage de marchombre. La jeune femme grandit et traverse mille et un dangers, sans jamais cesser de chercher la perfection à laquelle elle aspire.

Avis personnel

J'imagine que c'est tout à fait possible de ne pas aimer l'univers construit par Pierre Bottero, mais pour ma part je n'y arrive pas ! C'est en vain que j'ai cherché des défauts à ce tome 2 du Pacte des marchombres, et quand bien même en aurais-je trouvé, je crois que j'aurais tout pardonné tellement je suis envoûtée par l'ambiance de Gwendalavir !

J'ai eu non seulement l'impression de lire la suite du premier tome, mais également une sorte de préquelle à Ewilan ; on y voit tous les événements politiques et autres qui ont conduit au contexte dans lequel cette dernière est arrivée pour la première fois dans ce monde parallèle. On comprend tout de la relation entre Ellana et Jilano, ainsi que le lien futur entre Ellana et Salim, des intrigues qu'on verra par la suite seulement se mettent déjà en place dans Le pacte des marchombres !

En même temps, pour quelqu'un qui n'aurait pas lu Ewilan, je suppose que ça risque d'être très frustrant ! Et comme je ne suis pas sûre que les réponses aux questions soulevées soient apportées dans le troisième tome qui devrait se dérouler après Ewilan, justement, cette personne serait quasiment obligée de lire ses deux trilogies après, ce qui n'est peut-être pas top vu qu'un cycle est censé se suffire à lui-même, même s'il en complète un autre...
J'ai juste été quelque peu déçue qu'on se retrouve encore avec une prophétie ; et puis ce qui se passe avec Nillem était archi-prévisible, je le clamais partout depuis avant que j'ai fini le premier tome...

En même temps ce n'est pas déplaisant vu que ça casse le stéréotype éternel du compagnon de l'héroïne. Le caractère d'Ellana me plaît vraiment beaucoup, elle est peut-être un peu trop parfaite mais d'un autre côté, c'est exactement le genre de personne que je rêvais d'être étant petite : solitaire et forte. Le premier adjectif est valable pour moi mais le deuxième pas du tout, en tout cas pas dans ce sens-là, lol.

En tout cas, dans ce tome vous ne serez pas en manque d'émotions : amour, espoir, tristesse, joie, tout y passe et pour ma part, ça me plaît vraiment beaucoup. Pierre Bottero possède une façon bien spécifique d'agencer ses scènes dans un certain ordre, pour donner naissance à une ambiance bien particulière. Ce n'est pas forcément original, ce n'est pas forcément du Tolkien, mais ça lui est propre et j'aime ça. Vraiment.

Encore une série dont je vais attendre la suite en trépignant.

En bref

Roman
Titre : Le pacte des marchombres T2 - Ellana, l'envol
Auteur : Pierre Bottero
L'édition que j'ai lue : Rageot
Points + : Développe Gwendalavir
Points - : Difficilement dissociable d'Ewilan

# Posté le mercredi 28 mai 2008 14:26

Modifié le mercredi 28 mai 2008 15:23

Real

Real
Résumé

Real met en scène trois garçons dont l'existence tourne autour de deux thèmes principaux : le sport et le handicap...
Le premier, Nomiya, est coupable d'avoir dragué une fille au hasard et de l'avoir invitée à monter sur sa moto. Après un grave accident, elle perd l'usage des jambes tandis que lui s'en sort indemne. Profonde injustice dont il peine à se remettre, son sentiment de culpabilité l'empêchant de poursuivre sa vie comme auparavant.
Le second, Togawa, avait dû lutter durement pour devenir champion d'athlétisme. Vain effort puisqu'un sarcome osseux le prive de sa jambe droite à l'âge de quatorze ans. Provisoirement démoli, il trouve à travers le handi-basket la source d'une véritable renaissance.
Enfin, Takahashi. Voyou fier et arrogant, moqueur et méprisant, bon élève et capitaine de l'équipe de basket-ball, il a toutes les qualités mais cette situation reluisante vole en éclats lorsqu'il percute un camion, ce qui le laisse paralysé. Brisé, il comprend alors que le monde dans lequel il a vécu n'était qu'illusion et superficialité ; très vite, il ne trouve plus sa place dans l'univers qui était le sien et s'abandonne au désespoir, alors que le plus grand courage lui serait nécessaire.

Avis personnel

Pour moi, c'était très important d'accorder dans ce blog une petite place à Real, un manga qui dans mon c½ur occupe une position très spéciale. Parce que tout, dans Real, est à la fois fort, juste et émouvant, parce que c'est un manga touchant qui dégage une vraie force.
Déjà pour commencer, les ½uvres ayant pour thème le handicap physique se comptent sur les doigts d'une main. C'est un sujet étonnamment peu abordé, alors que pourtant dans notre société, ça se rencontre souvent et que c'est important d'en parler.

À travers ces trois points de vue, Takehiko Inoue aborde de façon très complète les différents aspects que peut prendre la perte de la mobilité : là où Takahashi se sent diminué et renonce à vivre, la victime de Nomiya fait montre d'un courage admirable autant que d'une ranc½ur sans limite, et c'est ce dernier qui ne parvient plus à avancer correctement, échouant à chaque nouvelle étape de sa vie. Mais la rencontre de Nomiya avec Togawa les conduit à une amitié bien virile, qui va tous deux les encourager à poursuivre leur route avec détermination malgré les obstacles.

Les relations des personnages les uns avec les autres sonnent avec beaucoup d'authenticité ; mais leur interaction avec leur environnement est passionnante aussi. On y voit toute la difficulté de leur condition : les escaliers, les toilettes, l'amour, et autres, autant d'éléments qui paraissent bénins mais revêtent tout à coup un aspect totalement différent dont les bien-portants ne se rendent pas toujours compte.
De même, l'accident de Takahashi se répercute de façon fracassante sur sa famille, et ce n'est pas sans émotion que nous verrons changer ses relations avec ses parents, en particulier sa mère qui sous une fausse façade de positivisme, souvent assez maladroite, se laisse submerger par la détresse.

Et bien sûr, avec Takehiko Inoue, il fallait forcément du basket ^^. Dans le cas présent, bien que ce ne soit pas le sujet principal c'est fort bien intégré. Les trois personnages sont joueurs de basket à leur façon, et c'est en quelque sorte le lien qui les unit et les réunira sans doute. Les scènes d'action sont en tout cas très belles, soutenues par un graphisme soigné et réaliste.

Pour moi, Real est un manga percutant, c'est une ½uvre comme il en existe peu, sur quel que support que ce soit. À connaître ^^

En bref

Manga
Titre : Real
Auteur : Takehiko Inoue
L'édition que j'ai lue : Kana
Points + : Le sujet, la variété des points de vue, la justesse de ton, l'émotion.
Points - : Du fait de ses trois personnages, le scénario change assez souvent d'optique.


# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:26

Modifié le samedi 31 mai 2008 12:48

L'enfant de la jungle

L'enfant de la jungle
Résumé

À l'âge de sept ans, Sabine Kuegler s'installe avec son frère, sa s½ur et ses parents, dans une jungle reculée de Papouasie. Là, elle apprend à vivre avec la tribu des Fayou, l'un des derniers peuples primitifs de la Terre.

Avis personnel

J'ai trouvé ce livre très intéressant, seulement à mon sens ce n'est pas un véritable « récit » dans la mesure où il ne contient pas de véritable histoire avec une continuité.
La seule chronologie qu'on peut y trouver concerne les trois parties qui constituent le livre, et qu'on pourrait résumer grossièrement par « avant la jungle », « pendant la jungle » et « après la jungle ». L'auteur y raconte comment leur famille en est venue à s'installer pour établir un contact avec les Fayou, puis elle décrit leur monde d'existence et comment ils se sont influencés mutuellement pour avancer tous ensemble dans la vie, jusqu'à ce que finalement elle s'en aille construire sa propre vie.
Pour le reste, à l'intérieur des trois parties, les chapitres sont surtout axés autour d'un thème ou d'une anecdote. Il n'y a pas de vraie chronologie, mais ça reste très intéressant à lire et on en apprend beaucoup. Tout là-bas est tellement différent d'ici, c'est un réel dépaysement et un réservoir à surprises !
Sinon, l'écriture est quant à elle assez scolaire, pas très fluide ; les phrases se ressemblent et il y a quelques erreurs, mais franchement, ça reste beaucoup plus agréable à lire que bien d'autres livres avec de soi-disant auteurs derrière.

Je ne sais pas si vous intéresserait, vous, d'aller dans la jungle ? Pour ma part, c'est non et non, c'est trop rempli d'insectes et d'araignées, j'ai horreur de ça, lol ! Je préfère les endroits sans trop d'insectes, tels les hauts plateaux désertiques, le Sahara ou même le Pôle Nord ^^

En bref

Roman
Titre : L'enfant de la jungle
Auteur : Sabine Kuegler
L'édition que j'ai lue : J'ai Lu
Points + : Documentaire
Points - : Pas de chronologie

# Posté le samedi 31 mai 2008 15:37

Le prince de Kazarkhan

Le prince de Kazarkhan
Résumé

En un temps passé, en terres orientales, trois destins se croisent et s'entrecroisent.
Nous avons tout d'abord Luka. Novice à la prêtrise à Svan Stefi, capturé par des pirates et vendu comme esclave, il entre d'abord au service d'un maître bienveillant avant de devenir précepteur au Palais.
Ensuite, Selim. Fils d'un potier dans un quelconque village, il grandit en vaquant dans les bois comme tous les garçons de son âge ; mais son destin prend un tournant décisif le jour où il sauve la vie d'un garçon inconnu s'apprêtant à être mordu par un crotale.
Enfin, Djamil, Prince de Kazarkhan. Peu porté sur l'art des armes, ce poète au c½ur généreux se prépare à succéder un jour à son père, le Sultan... Mais son jeune âge et son manque de goût pour les femmes, son amour exclusif étant dévolu à son page, placent entre lui et la succession un certain nombre d'obstacles.

Avis personnel

Une excellente surprise ce roman... Je l'ai vraiment trouvé délicieux, à la fois sensuel et sentimental, toujours empreint de poésie. L'auteur a vraiment une magnifique écriture, il manie les phrases et le vocabulaire avec beaucoup de talent pour donner un texte méritant réellement le qualificatif de « beau ».
J'ai particulièrement apprécié l'alternance de modes de narration, avec tantôt l'intrigue normale, à la troisième personne, et tantôt le « journal de Luka », confession de ce dernier dont la police est en italique. Son histoire est liée de très près à celle de Djamil et Selim, et permet ainsi d'apporter sur ces derniers un point de vue différent et intéressant.
Le traitement des personnages, tout en délicatesse, contribue beaucoup à la subtilité de ce livre.
Le seul reproche qu'on pourrait faire à cette ½uvre concerne le mode de vie des gens de l'époque, la politique ou la mentalité des peuplades et tout ça, qui est vraiment très peu développé. Cependant, trop de lourdeurs et de détails auraient brisé la légèreté onirique dans laquelle baigne cet univers, alors finalement c'est très bien comme ça.

En bref

Roman
Titre : Le prince de Kazarkhan
Auteur : Nicolas Henri
L'édition que j'ai lue : H&O
Points + : Poétique, sentimental et beau
Points - : Peu développé quant à l'époque et l'espace

# Posté le lundi 02 juin 2008 04:38

Life

Life
Résumé

Adapté du manga Life de Keiko Suenobu, ce drama fouille dans le côté sombre de la vie de lycée. L'histoire se concentre principalement sur l'intimidation, mais elle traite également de sujets tels que l'automutilation, le suicide, le viol, la violence parentale. Kitano Kii (Ayumu Shiiba) tient le premier rôle, une des étudiantes intimidées par un groupe de camarades de classe menés par une de ses anciennes amies : Manami Anzai (Fukuda Saki).

Casting

* Kitano Kii dans le rôle de Shiiba Ayumu
* Fukuda Saki dans le rôle de Anzai Manami
* Hosoda Yoshihiko dans le rôle de Sako Katsumi
* Seki Megumi dans le rôle de Hatori Miki
* Sakai Miki dans le rôle de Hiraoka Masako
* Seto Asaka dans le rôle de Toda Wakae
* Maya Miki dans le rôle de Shiiba Fumiko
* Hoshii Nanase dans le rôle de Hirose Nodoka
* Osawa Akane dans le rôle de Shinozuka Yuko
* Katsumura Masanobu dans le rôle de Sako Toshikatsu
* Nakamura Tomoya dans le rôle de Kano Akira
* Suenaga Haruka dans le rôle de Iwamoto Midori
* Ono Takehiko dans le rôle de Anzai Daijiro
* Hojo Takahiro dans le rôle de Sonoda Yuuki
* Yajima Kenichi

Petit point sur la persécution scolaire

Tout d'abord, j'aimerais éclaircir un point : ce qu'est exactement l'ijime ou persécution scolaire.

La pers
écution scolaire désigne l'activité d'un groupe s'acharnant sur une victime dans le but de la faire craquer. Pour ce faire tous les moyens sont bons, parmi ceux auxquels j'ai moi-même assisté, je peux citer les insultes, les bousculades, les objets qu'on jette sur la personne, les inscriptions insultantes laissées en travers des cahiers ou des livres, la mise à sac des affaires en général, leur dissimulation ou leur vol, les plumiers vidés sur le sol, les pique-niques saccagés, les ciseaux en plein dans la coupe de cheveux, les insultes sur le tableau noir, les sous-entendus niaiseux quand la victime est interrogée par le prof, et bien d'autres encore.

La
persécution scolaire est une expérience extrêmement traumatisante du fait que les scènes se répètent et s'étirent dans le temps. La victime se retrouve rapidement isolée ; les persécuteurs ont le champ libre et rallient à eux le reste de la classe ; ceux qui ne participent pas s'amusent en regardant, changent de camp en imitant les persécuteurs, ou dans le meilleur des cas, ils sont tétanisés par la crainte d'être pris pour cible à leur tour et restent donc passifs. Les éventuels amis ne tardent pas à retourner leur veste ou à prendre leurs distances. Les adultes ne prennent pas au sérieux les problèmes des enfants, les confondent avec des « jeux » ou, désemparés, ignorent comment réagir, quand ils ne se voilent pas tout simplement la face.

L'ijime est épui
sant pour la victime et beaucoup d'entre elles finissent par tenter de se suicider, d'autres choisissent de sécher les cours et se coupent du monde voire de leurs familles (ce sont ceux qu'on appelle au Japon les « hikikomori »). Bien souvent, les stigmates laissés par la persécution sont profonds et le passage des années ne contribue guère à les atténuer ; certaines victimes parviendront à retrouver un équilibre social normal sans pour autant pouvoir oublier cette période de leur vie ; d'autres demeureront pour le restant de leurs jours des personnes peu sociables et peineront à trouver leur place dans une société où est mise en avant une « hypersociabilité » confinant à l'extrême. En parler leur paraîtra toujours éprouvant et honteux.

À n
oter que la persécution ne se réduit pas au domaine scolaire mais peut également se retrouver dans la vie professionnelle (un point qui est également montré dans le drama) ou tout autre groupe de personnes.

J'aimerais
également insister sur le fait que les persécutions scolaires constituent certes un problème de société au Japon, où le système est particulièrement vindicatif, mais ce n'est pas pour autant qu'elles sont inexistantes en Europe, bien au contraire. Je peux vous citer de tête les noms d'une dizaine de personnes ayant mené des groupes d'ijime ainsi que leurs victimes, et vous décrire leurs coupes de cheveux. C'est pourquoi j'insiste sur le fait que quand on y est confronté il faut savoir regarder la réalité en face et ne pas se dire « Ils exagèrent, ce n'est pas de la persécution », « Ce n'est pas si grave » ou autre chose du genre. La victime d'ijime a réellement besoin d'aide, même si au début il est possible qu'elle la rejette, car rapidement la perte de confiance en autrui se généralise et l'idée de recevoir une aide finit par acquérir le statut d'impossibilité.

Avis personnel

On m'avait prévenue que ce drama était sombre, je ne m'attendais pourtant pas à ça.
C'est avec un grand
talent que la scénariste d'origine est parvenue à entremêler des thèmes terribles et les divers cas de figure pouvant apparaître dans de telles conditions. Aucun personnage n'est laissé de côté, et la psychologie et l'histoire de chacun est soignée avec une impressionnante minutie.

Dans ce drama, nous avo
ns tout :
- L'ancienne vi
ctime d'ijime qui, pour échapper à ce phénomène, préfère transmettre le rôle de cible à une autre.
- L
'ancien victime d'ijime qui ne peut rester indifférent mais est traumatisé par son expérience vécue et déchiré entre le désir d'aider la nouvelle victime et la crainte de replonger dans ce cycle infernal.
-
La prof qui ferme les yeux, refuse de voir la vérité en face et choisit la version qui l'arrange le mieux.
- La prof qui se ren
d compte de la situation et cherche à agir, mais demeure incomprise aussi bien auprès des jeunes qu'auprès de ses collègues.
- L
es parents qui ne comprennent rien à rien.
- La vic
time, qui s'enfonce dans les ténèbres, ne sait pas comment réagir, a peur, se sent seule jusqu'à en être malade, et perd petit à petit sa confiance en l'être humain en général...
Bien sûr, en dehors de ces cas particuliers, il y a les persécuteurs, les neutres qui participent de loin mais laissent quand même au bouc émissaire un amer sentiment de collectivité. Et tous ceux de l'extérieur qui savent mais refusent de s'en mêler, qui savent et qui rigolent, qui savent et laissent agir...

Le sentim
ent de solitude est extrêmement bien retranscrit. Il va de soit que dans la réalité il n'y a pas toujours des Hatori, il n'y a pas toujours des Sonoda pour offrir à la victime d'ijime une lueur d'espoir à laquelle se raccrocher désespérément. Et surtout tout le monde ne possède pas le courage d'Ayumu, et pour le voir nous avons Sonoda, Rika ou Hirose...
À
ce thème central qu'est l'enfer des persécutions s'additionnent d'autres, tels que la violence parentale (l'un des personnages est sévèrement battu par son père à la moindre erreur, ce qui le mène à la folie, laquelle s'exprime par une violence sournoise reportée sur autrui, ce qui conduit au thème de l'agression et du viol...). Il y a des personnages adorables et d'autres qui sont haïssables, mais aucun ne laisse indifférent tant leur présence est palpable.

Au n
iveau de la forme, tout a été fait pour rendre ce drama aussi touchant qu'inoubliable.
Tout d
'abord, une palme au réalisateur, Masaki Tanimura, dont les cadrages claquent et c'est peu de le dire. Gros plans, plongées, caméra couchée, il n'y va pas de main morte et tout ça est réalisé avec un talent très impressionnant, franchement, bravo ! Ce n'est pas sans doute pas par hasard que cette personne a remporté les 54th Television Drama Academy Awards dans la catégorie « meilleur réalisateur » ^-^.
Un autre Drama Awar
d a été accordé à la série, plus précisément à Saki Fukuda dans le rôle de Manami Anzai, sans doute la pire peste de toute l'histoire de la télévision ! Cependant elle n'est pas la seule actrice à être excellente puisque c'est le cas de tout le monde ; les jeux sont réellement réussis et donnent des frissons...
Tout ça e
st soutenu par une bande-son affriolante, que j'éprouve beaucoup de plaisir à écouter.

En fin de c
ompte, même si dans Life ça va très loin en particulier vers la fin, il faut vraiment regarder ce drama en gardant à l'esprit que les scènes que vous verrez sont des réalités quotidiennes, non seulement au Japon mais chez nous aussi. C'est un cri du c½ur, je vous demande de comprendre la souffrance des victimes et de ne jamais rester indifférent à la persécution. J'en connais plus d'un dont la vie sociale a été bousillée par l'ijime, et qui en conservent les traces bien que les faits remontent à près de dix ans. Ceux qui ne l'ont pas vécu ne peuvent absolument pas en comprendre les conséquences ; mais peut-être, cette ½uvre saura-t-elle leur en donner un aperçu. Je l'espère en tout cas.

Le manga

Ce drama est adapté du manga Life de Keiko Suenobu, elle-même ancienne victime d'ijime. Sa sortie est prévue en France pour le mois de septembre 2008, je ne l'ai donc pas encore lu mais je l'attends avec impatience !
Nous pouvons déjà lire pour le moment le one-shot Vitamine de la même auteur, qui aborde également le thème des persécutions ; pour ma part ayant une certaine connaissance du sujet, j'ai trouvé le traitement trop rapide et par conséquent assez peu évocateur, mais d'une façon générale ce manga bénéficie d'une excellente cote de popularité et a été apprécié par presque tous ses lecteurs, je ne saurais donc que vous recommander sa lecture.

En bref

Drama
Titre :
Life
Titre : ライフ
Episodes : 11
Genre : Vie scolaire, drame
Periode de diffusion : 30 juin 2007 à septembre 2007
Theme song : Life par Mika Nakashima
Télécharger : Sur ce lien
Points + : La variété des thèmes, leur justesse, la psychologie des personnages, les acteurs, la musique, les cadrages.
Points - : Heu... déprimant, va-t-on dire =)

# Posté le jeudi 05 juin 2008 04:32

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 15:16