Le dauphin qui rêvait

Le dauphin qui rêvait
Résumé

Daniel n'est pas un dauphin comme les autres : son amour pour la mer et sa passion pour le surf ont fait de lui un rêveur qui en vient à oublier de pêcher pour manger, selon la routine quotidienne de ses compagnons. Dans sa solitude retentit un jour une voix mystérieuse qui le pousse à poursuivre ses idéaux, et à rechercher le sens véritable de sa vie : il quitte alors le récif et s'aventure sur des chemins inconnus et dangereux... Le risque est grand mais la récompense l'est autant et Daniel est décidé à trouver le chemin de sa vérité.

Avis personnel

Ce court roman se veut un conte initiatique et moraliste, à l'égard du Petit Prince de Saint-Exupéry, de Jonathan Livingston le Goéland de Richard Bach et de l'Alchimiste de Paul Coelho... Le problème c'est que si trois-là sont bien distincts les uns des autres et possèdent leur identité propre, ce n'est pas le cas du Dauphin qui rêvait, qui s'inspire ouvertement de ses prédécesseurs, au point de friser le plagiat, et n'apporte aucune innovation personnelle.

En le lisant y a quand même une grosse impression de déjà lu ! Certains passages ont franchement été recopiés de Jonathan Livingston le Goéland, faut juste remplacer « dauphin » par « goéland », « surf » par « vol » et certains noms par d'autres, pour retomber sur exactement la même scène, avec les mêmes répliques quasiment mot pour mot... Prenons rien que les noms par exemple ; le nom complet de Daniel est Daniel Alejandro Delfín, en espagnol, or le nom complet de Jonathan dans la même langue est Jonathan Livingston Gaviota... C'est à peine le même procédé de désignation, n'est-ce pas =p

Pour le reste, le Dauphin qui rêvait emprunte à l'Alchimiste la morale de l'histoire (faut suivre ses rêves pour trouver le sens véritable de sa vie) ainsi que le procédé utilisé (un voyage à la fois physique et spirituel, l'amenant à faire des rencontres enrichissantes et à peu à peu s'élever à un niveau de conscience supérieur).
Et ce qui est emprunté au Petit Prince, outre le voyage aussi, c'est la forme... A savoir un style simple, enfantin en apparence car il s'agit malgré tout d'un conte. Sauf que dans le Petit Prince c'est fait exprès et maîtrisé, ce qui ne semble pas être le cas dans le Dauphin qui rêvait puisque ça pleut les répétitions insupportables (à ce niveau-là, on revient à l'Alchimiste, lol, désolée ^^). Bon, je tiens à signaler que je n'ai lu que la version espagnole, donc peut-être qu'en français c'est différent, surtout que j'ai plus de mal à juger dans une autre langue, mais ça reste inquiétant que la VO ressemble à ça ! À un passage j'ai compté, en 7 phrases il a utilisé 6 fois le mot « vague », dont deux fois dans la même à deux reprises, autant dire que c'est vraiment mauvais ^^.

Bref. L'histoire n'est pas nulle en soi, le problème c'est que ça a déjà été fait, et en mieux. Autant s'orienter sur les romans d'origine... Mais à part ça, si vous voulez le lire en espagnol, vous pouvez sans problème, c'est facile et pas long x)

En bref

Roman
Titre : Le dauphin qui rêvait (El delfín, historia de un soñador)
Auteur : Sergio Bambarén
L'édition que j'ai lue : Quinta Edición (version péruvienne)
Points + : Initiatique, leçon de vie
Points - : Très plagié, aucune innovation, tics d'écriture

# Posté le lundi 12 mai 2008 02:46

Modifié le mercredi 14 mai 2008 14:33

La Métamorphose

La Métamorphose
Résumé

Un matin, au réveil, Gregor Samsa se retrouve sous la forme d'un « gigantesque cancrelat ». C'est le début du cauchemar pour la famille Samsa, qui se retrouve privé de son unique travailleur, en même temps qu'aux prises avec une créature dégoûtante qui perd peu à peu son statut ancien d'humain.

Avis personnel


Très franchement, j'ai détesté lire... C'est d'une longueur abominable, plein de descriptions affreuses, en plus la traduction en français n'est pas géniale (c'est joliment tourné mais plein de répétitions, entre autres). Au début il se passe rien, il lui faut 40 pages pour sortir du lit ; après ça va trop vite, mais comme ils expliquent rien de ce qui se passe en dehors de la chambre de Samsa, ben on a l'impression qu'il se passe rien quand même, bref c'est d'un ennui... (Objectivement c'est une manoeuvre logique, ça montre l'ennui de Gregor lui-même, mais bon =p)

Car ceci dit, je ne peux pas appeler cette ½uvre mauvaise. Au contraire, elle est incroyable, très forte, c'est un drame humain porté à son paroxysme, qui montre les pires côtés des gens... Les notes en bas de page le montrent très bien, c'est d'ailleurs grâce à elles que j'avais finalement quand même un peu envie de savoir la suite.

Bref, c'est un roman que j'ai détesté lire, mais que j'adorerais analyser...
(N'essayez pas de le lire en allemand. J'ai dix ans d'allemand et ça m'a pris 80 heures pour lire ce truc. Plus jamais).

En bref

Roman
Titre : La Métamorphose
Auteur : Franz Kafka
L'édition que j'ai lue : Folio
Points + : Profond
Points - : Chi*** :/

# Posté le jeudi 15 mai 2008 02:53

Modifié le samedi 17 mai 2008 02:32

Simples contes des collines

Simples contes des collines
Résumé

Simples contes des collines
est un recueil de nouvelles de Rudyard Kipling, qui prennent place dans l'Inde colonisée par les Anglais, qui en forment la haute Aristocratie.

Avis personnel

Ce recueil-ci est plus sérieux qu'Histoires comme ça, le texte exige plus d'attention et contient relativement peu de dialogues. C'est très bien, mais je dois avouer que la forme (les nouvelles sérieuses, donc pas un roman) me convient assez peu, tout simplement parce que j'ai immensément de peine à comprendre ce que je lis, je dois souvent recommencer... Le scénario change sans cesse et je dois tout le temps me reconcentrer pour recomprendre, une man½uvre que je n'apprécie pas trop.

Pourtant le livre est très bien... J'adore le style de Rudyard Kipling, même s'il est différent des autres ½uvres que j'ai lues de lui comme Le Livre de la Jungle. Je trouvais que les citations au début de chaque nouvelle illustraient fort bien l'ambiance qui allait s'ensuivre, du reste le roman montre parfaitement la vie de l'Inde coloniale, dont les Anglais forment l'Aristocratie et les Indiens des gens considérés un peu comme des sauvages. Les contes sont narrés par un vieil homme évoquant des personnes qu'il a connues.

J'ai bien aimé, même si c'est pas trop mon genre !

En bref

Roman
Titre : Simples contes des collines
Auteur : Rudyard Kipling
L'édition que j'ai lue : J'ai lu
Points + : Le côté historique
Points - : Assez sérieux et difficile (ce qui n'est pas vraiment un défaut en soi, mais surtout pour moi...)

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# Posté le jeudi 15 mai 2008 03:39

Modifié le jeudi 15 mai 2008 03:50

Comme un roman

Comme un roman
Résumé

Les droits imprescriptibles du lecteur :

1. « Le droit de ne pas lire. »
2. « Le droit de sauter des pages. »
3. « Le droit de ne pas finir un livre. »
4. « Le droit de relire. »
5. « Le droit de lire n'importe quoi. »
6. « Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible). »
7. « Le droit de lire n'importe où. »
8. « Le droit de grappiller. »
9. « Le droit de lire à haute voix. »
10. « Le droit de nous taire. »


Daniel Pennac, Comme un roman
(J'ai mis ça parce que sinon y a pas de résumé, y a pas de scénario °/ )

Avis personnel


J'ai trouvé ce bouquin génial ! Ce n'est pas un roman mais un essai sur la littérature, qui se lit « comme un roman » ! L'auteur use d'un ton ironique et drôle pour évoquer son sujet, il aborde la façon dont naît, disparaît ou renaît l'intérêt pour la lecture, qu'il encense et désacralise en même temps, et pointe du doigts certains moyens pédagogiques et certains clichés absurdes (« la jeunesse ne lit plus, c'est la faute à la télé » et autres) ! Finalement le livre n'est qu'un objet, à chacun de l'apprécier comme il veut hihi !
Après avoir lu ce livre on sent renaître un véritable intérêt pour les livres, même si c'est un intérêt qu'on a toujours eu ! Il donnerait même presque envie de se mettre à lire des classiques français, alors que pour ma part j'en ai lu un assez grand nombre pour que mon opinion sur eux ne soit pas prête de changer ^^
Je vous le conseille à tous ! Ce livre vous arrachera des sourires à toutes les pages tout en vous faisant cogiter sur la littérature telle qu'on l'aborde souvent, dans ses vrais et dans ses faux, et surtout c'est une ode au plaisir de lire ! Un vrai coup de génie !

En bref


Roman
Titre : Comme un roman
Auteur : Daniel Pennac
L'édition que j'ai lue : Folio
Points + : L'humour, le sujet, la fraîcheur !
Points - : Pas de scénario

# Posté le samedi 17 mai 2008 02:30

Modifié le samedi 17 mai 2008 08:03

Cosmicomics

Cosmicomics
Résumé

Au commencement du monde, le vieux Qfwfq était déjà là. Il a tout vu : la naissance du tout à partir du néant, le cheminement du simple vers la complexité, la création de la matière, l'apparition des premières galaxies, la venue de la terre puis des premiers organismes vivants... Il était là et il se souvient, il se souvient comme il jouait aux billes avec les atomes, comment il a tracé le premier signe dans l'espace, comment la couleur a peu à peu remplacé l'ancienne vision monotone du monde...

Avis personnel

Les Cosmicomics sont 12 nouvelles qui racontent l'histoire du monde revisitée d'une façon toute particulière, proche de la science-fiction mais s'immergeant dans un lointain passé.

Ce sont des nouvelles très étonnantes, l'auteur a vraiment une imagination débordante et une vision du monde particulièrement décalée et originale (et des noms imprononçables aussi). Ses récits contiennent à la fois un esprit de quotidien et une fatalité face à un changement inéluctable. Ses chutes sont assez surprenantes, toujours intéressantes, qui plus est son écriture est vraiment soignée et agréable à lire.
Son seul défaut est de parfois tourner en rond à force de faire trop d'introspection, au point que parfois le texte devient franchement incompréhensible... Surtout les nouvelles qui se déroulent dans l'espace avant ou pendant la naissance des galaxies, et où il répète des milliers de fois qu'il s'exprime ainsi mais que ce n'est pas tout à fait exact vu qu'à l'époque il n'existait pas encore de, ni de notion de !

C'est donc parfois assez compliqué à lire et certains textes sont plus ennuyeux que d'autres, mais sa vision décalée est tellement originale que ça a été un vrai plaisir. J'avais une préférence pour les histoires qui se déroulaient sur la Terre et mettaient en scène des dinosaures, des mollusques, un compagnon ou une compagne d'autrefois... La nostalgie, et pourtant le petit bonheur familier que l'on ressent en lisant est plutôt plaisant, même s'il entraîne parfois une tempête de sentiments...

C'est vraiment un livre particulier, je n'en connais pas d'autre qui ressemblerait à celui-là ! Il m'intéresserait pas mal de lire d'autres ½uvres de cet auteur.

En bref

Roman
Titre : Cosmicomics
Auteur : Italo Calvino
L'édition que j'ai lue : Seuil
Points + : La vision décalée, le façon de revisiter la naissance du monde, l'esprit ironique et quotidien
Points - : Parfois incompréhensible ou statique

# Posté le dimanche 18 mai 2008 08:39

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:50