Le livre du voyage

Le livre du voyage
Résumé

« Ah, enfin tu me prends dans tes mains !
Ah, enfin tu lis ma quatrième de couverture!
Tu ne peux pas savoir comme j'attendais cet instant. J'avais si peur que tu passes sans me voir.
J'avais si peur que tu rates cette expérience que nous ne pouvons vivre qu'ensemble.
Toi lecteur, humain, vivant.
Et moi le livre, l'objet, inerte, mais qui peux te faire décoller pour le grand, le plus simple, le plus extraordinaire des voyages. »

Avis personnel


Le livre du voyage est un ouvrage assez spécial, qui s'adresse directement au lecteur lui-même sans passer par un héros auquel s'identifier. Il se propose alors d'emmener celui-ci dans un voyage purement imaginaire, à la fois physique et philosophique, à travers quatre mondes appelés « monde de l'air », « monde de la terre », « monde du feu » et « monde de l'eau »...

Assurément, l'idée est originale ; après, je pense qu'elle ne peut pas accrocher tout le monde tellement le résultat est particulier. C'est un vraiment un livre qu'il faut lire lentement, sans rien faire d'autre en même temps, car il requiert toute l'attention et un pouvoir d'imagination particulièrement axé sur la vision, ce qui n'est pas forcément inné pour les gens auditifs, surtout que pour le côté littéraire faut pas être trop regardant : le style est assez désagréable à mon avis, avec des phrases simples et courtes et des retours à la ligne permanents et injustifiés.

Du côté des idées contenues par le livre, c'est pas mal mais ce qui m'a un peu dérangée, c'est cette façon d'imposer des points de vue qui ne sont pas forcément les nôtres, dans la première moitié. De plus, l'imagination de Werber est finalement assez limitée, il reprend beaucoup de ce qu'il a déjà écrit dans ses autres romans, par exemple il explique à nouveau sa théorie sur les chiffres pour la millième fois, à un point que j'ai bien failli sauter le passage ^-^.

Ceci dit, j'ai quand même trouvé assez sympa à lire, même si cet ouvrage ne fera pas partie de mes préférés. Mais rien que pour la forme, il vaut le détour, même si au final on n'aime pas !


En bref


Roman
Titre : Le livre du voyage
Auteur : Bernard Werber
L'édition que j'ai lue : Le livre de poche
Points + : Original
Points - : Style simple, beaucoup de déjà-vu

# Posté le samedi 03 mai 2008 13:00

Modifié le lundi 12 mai 2008 02:53

Le nom de la rose - défi lecture

Le nom de la rose - défi lecture
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En parcourant le blog de Mwaganoo, j'ai trouvé un petit défi sympathique appelé Le nom de la rose.

Normalement faut s'inscrire sur ce site ; je l'ai pas fait parce que je peux pas poser de commentaire mais c'est pas bien grave, vu que de toute façon je fais le défi que pour moi...

Il a l'air original et sympathique, l'année passée j'avais fait un challenge ABC (vous l'aviez peut-être pas remarqué, cela dit =p) mais j'avais pas envie de recommencer la même chose cette année.


Liste :

- Livre dont le titre contient le nom d'une couleur : La légende de Hawkmoon T1 - le joyau noir de Michael Moorcock
- Livre dont le titre contient le nom d'un animal : La planète des singes de Pierre Boulle
- Livre dont le titre contient un prénom : Le Disque-Monde - le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants de Terry Prattchett
- Livre dont le titre contient le nom d'un lieu géographique : Inca T3 - la lumière du Machu Picchu d'Antoine B. Daniels
- Livre dont le titre contient le nom d'un phénomène météorologique : Les 12 Royaumes / Le vent de l'infini T 1-2 de Fuyumi Ono
- Livre dont le titre contient le nom d'une plante : Ramsès T5 - Sous l'acacia d'Occident de Christian Jacq

Défi terminé !!

# Posté le lundi 05 mai 2008 03:23

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 11:26

Gen d'Hiroshima

Gen d'Hiroshima
Résumé

Le petit Gen Nakaoka appartient à une famille pauvre d'Hiroshima. Second d'une famille de trois enfants – bientôt quatre -, il supporte du mieux qu'il peut la misère et les insultes dues aux discours pacifistes de son père. La vie n'est pas facile, mais elle se poursuit avec ses hauts et ses bas, riche de ces bonheurs que sont les joies et les peines au quotidien... Du moins jusqu'au jour où survient l'une des plus grandes tragédies de l'histoire de l'humanité : la chute sur sa ville de la première bombe nucléaire...

Avis personnel

Les trois premiers tomes m'ont vraiment passionnée, il fallait absolument que j'en parle ! Gen d'Hiroshima est un vieux manga et le graphisme est rond, typique des années 70, mais malgré tout c'est une oeuvre qui n'a pas pris une ride et conserve toute sa force d'évocation !

En l'occurrence, la misère des pauvres du Japon pendant la deuxième guerre mondiale est fort bien retranscrite, de même pour le fanatisme confinant à la folie des chefs militaires et de la population en général, purement effrayant (et ceux qui ne sont pas fous sont terrifiés, ce qui n'est guère mieux).
L'auteur a un don pour mettre en place en quelques pages un contexte complet, chargé d'émotions fortes et complexes, parfois contradictoires, souvent aberrantes. On y sent aussi bien la chaleur d'une famille, entrecoupée de temps à autre d'une fessée ou deux, que sa grande solidarité face aux souffrances de la pauvreté et à l'antipathie collective confinant à la persécution. Chacun tente de s'en sortir à sa façon et d'aider ses proches, au mieux de ses possibilités et de ses croyances.

Et l'on se retrouve face à une galerie de personnages qui tous, par leur façon d'être, mesquine, lâche, courageuse ou généreuse, savent faire vibrer les c½urs des lecteurs. On pensera par exemple à cet homme qui a tout perdu sur le front et ne récolte pourtant ni récompense ni gratitude pour les combats qu'il a livrés. À Kôji, qui s'engage pour préserver l'honneur de sa famille mais se retrouve face à pire encore que ce qu'il imaginait. Sans oublier Gen, bagarreur et turbulent, et en même temps un modèle de vertu et de bonté ; et tant d'autres encore...
Comment ne pas s'émouvoir face à ces classes d'école enfantine auxquelles on fait chanter des cantiques à la gloire de la patrie ? Ou face à ces Américains résolus à mettre fin à la guerre, au prix s'il le faut de la destruction de la moitié du Japon ?

...Puis survient la catastrophe, d'une cruauté presque insoutenable ! J'ai pleuré en lisant ce passage, et pourtant, j'étais dans un train ! Je m'étais déjà intéressée un peu à Hiroshima (notamment en lisant le manga Global Garden de Saki Hiwatari), je savais que les corps avait fondu et tout, mais jamais, jamais je ne serais parvenue à imaginer ça...
Des membres arrachés par le souffle de l'explosion, restés figés sur une poignée de train, morts ainsi, debout ou encastrés dans les murs ; des blessés, encore vivants mais soumis aux radiations, au visage mangé par les vers, les plaies purulentes, dont les intestins ou parfois leur propre peau fondue traînent par terre, ou qu'il suffit de toucher pour que leur chair se détache de leurs os... ! Les effets de la bombe atomiques sont vraiment abominables, ils dépassent l'entendement !
La ville, qui était l'une des plus peuplées du pays, est anéantie ; ses habitants, pour la plupart innocents, qui s'accommodaient à grand peine de leur misère, se retrouvent brisés, leurs familles éclatées, et les orphelins se réunissent en bandes réduites aux pillages, ne cessant de se multiplier.

L'auteur manipule habilement son scénario pour montrer un large panorama des conséquences de la catastrophe, aussi bien émotionnellement qu'en termes numériques (mais les deux vont de pair, surtout face aux alignements de cadavres entassés par péniches entières...).
Pourtant, au milieu de ces visions cauchemardesques où la mort est omniprésente, l'espoir continue de subsister, au point parfois de se transformer en refus pur et simple de reconnaître l'évidence... ce qui, finalement, ne fait que refléter un désespoir équivalent, c'est-à-dire sans égal.

Mais il faut quand même survivre. L'exil est inévitable mais la misère est partout et l'accueil peu chaleureux, voire hostile (si vous avez vu le film Le tombeau des lucioles, vous voyez certainement de quoi il est question). Les faibles sont rejetés de partout, les blessés traités comme des monstres incompréhensibles, la nourriture, déjà rare, devient une denrée presque introuvable tandis que les survivants guettent d'un ½il malade d'angoisse le retour improbable de leurs familles, et que les médecins en viennent à trier leurs patients...
Sur sa route, Gen fait de nombreuses rencontres : attachant modèle de vertu exemplaire et d'effronterie insolente, il cherche à aider à son échelle le plus grand nombre de gens possible, leur communiquant si nécessaire une véritable rage de vivre, ou les incinérant de ses mains s'il ne parvient pas à les sauver...
L'incroyable personnalité du personnage principal est pour beaucoup dans le plaisir que l'on prend à parcourir ce manga, car il offre une maigre lueur d'espoir dans cet holocauste terrifiant, inhumain, impossible, et pourtant...

Gen d'Hiroshima est un récit à 80% autobiographique et ça se sent ! La justesse de ton, la complexité des situations, la richesse politique et psychologique sonnent avec une vérité face à laquelle on ne peut que ce sentir ébranlé ! Je n'ai lu que trois tomes pour l'instant mais j'espère pouvoir lire les suivants bientôt car j'ai vraiment totalement accroché, surtout que des témoignages d'Hiroshima, mine de rien y en a pas tant que ça, et là on a vraiment droit à une longue et magnifique saga ! Non seulement c'est poignant, mais ça fait vraiment réfléchir, on comprend mieux ce que représente exactement une arme nucléaire, et à quel point de telles atrocités ne doivent plus jamais se reproduire !
C'est une bonne chose que Vertige Graphic soit en train de rééditer la série en version poche (plus proche du format d'origine que la brochée) mais ça sort trop lentement !

En bref

Manga
Titre : Gen d'Hiroshima
Auteur : Keiji Nakazawa
L'édition que j'ai lue : Vertige Graphic Poche
Points + : Authentique, émouvant, riche, complexe
Points - : Le graphisme des années 70 (à même de perturber ceux qui ne s'y sont jamais frottés)

# Posté le mercredi 07 mai 2008 15:38

Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:16

Histoires comme ça

Histoires comme ça
Résumé

Pourquoi la baleine ne mange-t-elle que de petites choses, pourquoi le chameau a-t-il une bosse, pourquoi le rhinocéros a-t-il une peau plissée, ou encore, pourquoi le léopard est-il tâché ? Voilà le genre de questions auxquelles répond Histoires comme ça !

Avis personnel

Vous le savez déjà, j'adore les contes et les légendes. Mais j'aime encore plus quand elles s'amusent à raconter l'origine de quelque chose, c'est un format que j'adore, j'en suis toute folle, alors c'est vous dire à quel point j'étais ravie à la lecture de ce recueil de nouvelles de Rudyard Kipling ! ^^
En plus je suis une véritable fan de cet auteur, le Livre de la Jungle fait partie de mes cultes de base ; j'apprécie beaucoup sa façon de raconter, avec des poèmes, des belles tournures et une pointe d'ironie ! A la fin de chaque nouvelle d'Histoires comme ça, il a mis des illustrations de sa main accompagnées d'explications loufoques très drôles ; plusieurs des contes sont amusants aussi, je pense notamment à celui sur la création de l'alphabet qui m'a bien fait rire ! J'ai tellement aimé ce livre que je l'ai dévoré en une soirée !

Si jamais vous pouvez lire la nouvelle Le chat qui s'en allait tout seul sur ce lien ! Mais attention c'est une autre traduction que celle que j'ai ^^

En bref

Roman
Titre : Histoires comme ça
Auteur : Rudyard Kipling
L'édition que j'ai lue : Le livre de poche
Points + : Les légendes, le côté pas sérieux, le style, les dessins
Points - : Peut-être un peu enfantin ??

# Posté le samedi 10 mai 2008 13:52

Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:16

Long Love Letter

Long Love Letter
Résumé

L'histoire entre Yuka, dont le père est fleuriste, et Asami, alors étudiant, semble bien avoir commencé mais malheureusement, un incident les sépare presque aussitôt et ils perdent le contact. Un an plus tard, alors que Yuka livre des fleurs à l'école où Asami est devenu professeur, ils se rencontrent à nouveau mais pas dans les circonstances les plus heureuses... Ils se font face une nouvelle fois, dans la cour de l'école, mais à ce moment-là surgit un gigantesque tremblement de terre. Lorsqu'il s'achève ils s'aperçoivent qu'un désert sans fin les environne désormais... L'école a fait un bond dans le futur, les emprisonnant tous deux ainsi qu'une poignée d'étudiants venus en classe de rattrapage, dans un monde hostile où tout est détruit !

Casting

Tokiwa Takako : Misaki Yuka
Kubozuka Yosuke : Asami Akio
Yamada Takayuki : Takamatsu Sho
Yamashita Tomohisa : Otomo Tadashi
Tsumabuki Satoshi : Fujisawa Ryuta
Ohsugi Ren : Nakajima Hiromi
Sekiya Noriko : Misaki Shigeo
Ishibashi Kei : Nakazawa Junko
Mizukawa Asami : Ichinose Kaoru
Karina : Maioka Azusa
Koizumi Emiko
Morooka
Uchida Asahi
Suzuki Emi


Avis personnel

J'ai vraiment, vraiment beaucoup aimé... Les 11 épisodes ont vraiment été un pur régal.

Tout d'abord l'histoire est très intéressante, il y a la romance évidemment mais aussi ce bond dans le temps qui a de quoi désorienter ! On voit des personnages ordinaires aux prises avec une situation inattendue, ils sont obligés de se battre pour survivre alors qu'il y a plus rien, et d'essayer de s'entraider, malheureusement tous ne sont pas coopératifs, surtout une professeur un peu spéciale qui a un grain assez sérieux...! On les voit essayer tous les jours d'entreprendre de nouvelles choses pour tenter de survivre, en même temps ils vont peu à peu comprendre où ils sont et se demander pourquoi c'est devenu comme ça ! Finalement ça fait beaucoup réfléchir à l'écologie et à la pollution, ainsi qu'à la guerre et au progrès inquiétant des armes, qu'elles soient nucléaires ou chimiques !

Les scènes sont vraiment magnifiquement tournées, c'est peut-être un peu lent mais c'est du contemplatif ; les cadrages sont superbes, remplis d'émotion, et la narration off par divers personnages rend le tout encore plus beau ! Et je parle pas de la musique, elle est vraiment très belle ; le générique de fin m'a un peu surprise au début, aussi bien au niveau des images (quotidiennes) que de l'air choisi (joyeux), mais en fait c'est une façon de montrer que leur vie d'avant est désormais révolue, et de se rendre compte de tout ce qu'ils ont perdu ! C'est plutôt triste... Y a aussi le premier épisode où il se passe pas grand chose, mais il est très important car toutes les scènes de flash-backs émouvantes de la suite seront basées dessus ! Et c'est un effet très réussi !

Le casting est vraiment très bien ; y a Tomohisa Yamashita mais on le voit pas beaucoup. Par contre, le personnage principal c'est vraiment Yosuke Kubozuka dans toute sa splendeur ! Il a un charisme fou *o*. Déjà dans IWGP il est très impressionnant, mais là c'est dingue car il joue un rôle diamétralement opposé mais il est tout autant séduisant ! Cet acteur est tout simplement génial <3

Le manga

Long Love Letter est en fait une adaptation assez éloignée du manga L'école emportée de Kazuo Umezu. Le synopsis est le même mais sinon y a vraiment beaucoup de différences : tout d'abord dans le manga y a plus de 300 personnes qui se retrouvent dans le futur, alors que dans le drama c'est à peine une trentaine. Ensuite dans le manga les élèves se retrouvent vite livrés à eux-mêmes parce que les professeurs deviennent fous sous la pression, alors que dans le drama, Yuka et Asami sont les personnages principaux et tout à fait sains d'esprit. Et puis l'âge des élèves a doublé ^^. J'ajoute que le manga à la base c'est de l'horreur, et le drama une romance nostalgique.
Mais personnellement je trouve que ça donne quelque chose de plus intéressant ! Déjà le manga est très vieux, il date des années 70, alors que pour le drama il a fallu moderniser tout ça (téléphones portables, satellites, etc). Mais ce qui est vraiment effrayant, c'est que la thématique posée par le manga, avec la pollution et tout, est devenue encore plus actuelle qu'à l'époque ! Sur ce point je trouve ça étonnant !

Petite présentation des drama en général

En fait je vais juste vous ajouter ce petit paragraphe parce que peut-être vous ne savez pas tous ce que c'est qu'un drama. Donc un drama est une série live asiatique...
La principale différence avec les séries qu'on a chez nous, c'est le format. Une saison de drama fait 11 épisodes en moyenne, et une série a rarement plus d'une saison. Ce qui signifie que pendant ces 11 épisodes, y a un début, un milieu et une fin ; en d'autres termes, l'histoire va d'un point A à un point B suivant une ligne scénaristique clairement établie, ce qui en résulte qu'entre deux épisodes, l'avancée de l'histoire et l'évolution psychologique des personnages sont vraiment significatives.
Ce qui est très différent des séries américaines et françaises qui tournent en rond et reviennent toujours au point de départ... Personnellement je n'aime pas trop les séries de chez nous, c'est pour ça que je ne regarde plus la télé depuis plusieurs années... Je saurais même pas vous résumer une pub datant de moins de quatre ans... Mais les drama me plaisent bien, parce qu'il y a un vrai scénario qui avance.
Et puis les Asiatiques sont mignons, mais ça c'est seulement mon point de vue =p

En bref

Drama
Titre :
Long Love Letter
Titre : ロング・ラブレター~漂流教室
Episodes : 11
Genre : Science fiction, romance
Periode de diffusion : 09/01/2002 à 20/03/2007
Theme song : Loveland Island by Yamashita Tatsuro
Télécharger : Sur ce lien
Points + : La réflexion, la beauté des cadrages, la musique superbe, la narration, Yosuke Kubozuka ^^
Points - : Un peu lent par endroits

# Posté le samedi 10 mai 2008 14:56

Modifié le lundi 12 mai 2008 03:49